Synapses

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Tu es sur le point de dire ton premier mot, tu n'en as pas conscience et pourtant tu t'apprêtes à parler, à participer au malentendu qui te liera désormais aux autres, ta bouche encore engourdie remue, pleine de bave, tu fais l'effort d'articuler une sensation, une pensée, la joie n'est rien sans mots pour la nommer mais, toi, tu sais, tu commences à entrevoir l'étendue de ta joie, tu gazouilles et tu fais des bulles, c'est ton rire que tu transformes en langage sous le regard ému de ta mère qui, étonnée par la simplicité des miracles, ne peut retenir ses larmes, des larmes que tu comprends avec l'intuition de l'enfant baigné d'amour et qui vient de balbutier ma, mama, mamaman.

Les libraires craquent

  • Suggestion de Philippe par la librairie Marie-Laura Inc.

    Un premier roman étonnant qui réussit à dédramatiser le tragique tout en captant la profondeur, de la même façon qu'il parvient à doter le puéril et le trivial d'une portée dépassant le simple bavardage. À lire, vraiment!


  • Commenté dans la revue Les libraires par Philippe Fortin, librairie Marie-Laura

    Premier roman de Simon Brousseau, ce petit bijou d’intelligence et de concision fonctionne selon le principe voulant qu’ultimement toute expérience, aussi anecdotique soit-elle, puisse atteindre à l’universel en convoquant ce fameux plus petit dénominateur commun au-delà duquel nos identités propres ne comptent plus. Les dizaines de microhistoires racontées au fil de ce roman brillant commencent par être vécues par des personnages, pour ensuite insensiblement n’être plus revendiquées par personne et sembler n’arriver qu’à celle qui les lit. La forme particulière du récit, entièrement rédigé à la deuxième personne du singulier, tend à conforter ce sentiment. Humain, trop humain? Non. Rien n’échappe de nos petites lâchetés ou grandeurs quotidiennes dans ce livre aussi franc que fin, à mi-chemin entre la nostalgie et le cynisme. Qu’il nous parle de chien, de drogue, de sexe, d’amitié, de mains moites, de pommes, de petites annonces, de statistiques, d’acné, de bagels, de javelot, de tatouage ou de chaton guillotiné, Simon Brousseau réussit chaque fois l’étonnant pari de dédramatiser le tragique tout en en captant la profondeur, de la même façon qu’il parvient à doter le puéril et le trivial d’une portée dépassant le simple bavardage. À lire et à faire lire!    

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Grand Prix du livre de Montréal : finalistes

Par publié le

Le Grand Prix du livre de Montréal a une touche féminine et poétique cette année avec la présence de quatre écrivaines et de deux poètes parmi les cinq finalistes de son prix annuel. Il dose aussi avec justesse les succès commerciaux salués de toutes parts (Anaïs Barbeau-Lavalette, Juliana Léveillé-Trudel) et les découvertes (Kelly Norah Drukker, Simon Brousseau). Le gagnant, qui récoltera 15 000$, sera dévoilé le 14 novembre prochain. Voici les finalistes : Anaïs Barbeau-Lavalette, La femme q

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